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Tourisme, le secteur achèvera l’année en repli de 8%

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Dés que l’on parle de tourisme, chaque opérateur sort ses propres chiffres. Chacun les interprète aussi à sa manière! Quand certains parlent d’un recul de l’activité, d’autres, au contraire, arguent que «tout va bien» et défendent mordicus leur bilan et la situation de leur secteur. 
Mais il n’en demeure pas moins que tous ont dû revoir à la baisse leurs prévisions pour la saison estivale. 
 
Une saison qui, selon les professionnels eux-mêmes, s’annonce très mal, puisqu’elle s’achèvera bien loin des évolutions à deux chiffres de ces trois dernières années. «Aujourd’hui, force est de reconnaître que l’activité patauge est qu’on reste en parfait décalage avec les objectifs fixés», affirme Saïd Scali, président de la Fédération nationale du transport touristique.
 
Une donne confortée par l’évolution des indicateurs du secteur: recettes de voyages, rapatriement des devises, nuitées… sont en retrait depuis le début de l’année. Une tendance qui devra encore se poursuivre au second semestre.
 
«Avec le recul des recettes touristiques sous l’effet de la baisse des durées de séjour, nous pensons que le secteur terminera l’année sur une contre-performance estimée à -8%», explique Ali Ghannam, vice-président de la Fédération nationale du tourisme.
 
Derrière ces prévisions plutôt inquiétantes, plusieurs facteurs. Le premier étant le repli des flux de touristes étrangers vers le Maroc enregistré depuis fin 2008. L’Europe étant en pleine récession, ses habitants ont très peu voyagé. Les arrivées de cette clientèle de choix pour le Royaume ont surtout été composées de MRE.
 
Le deuxième facteur qui pourrait potentiellement pénaliser le secteur est l’arrivée imminente du mois du Ramadan. Une période particulièrement redoutée par les professionnels car elle signifie la fin des vacances pour la majorité des Marocains et donc un recul prématuré du tourisme interne qui compense le reflux des arrivées internationales. Et comme un mal n’arrive jamais seul, la grippe porcine (H1N1) est également venue enfoncer le clou. Celle-ci a considérablement limité le nombre des voyages et de trafics au niveau du transport touristique à l’échelle mondiale, ce qui n’a pas manqué de toucher également le Maroc, notamment au niveau des agences de voyages. 
 
«Nous nous attendons à une chute de l’activité de 40% en moyenne pour les prochains mois», affirme Rachid Barmaki, vice-président de l’Association des agences de voyages de Casablanca. 

Flops


«Kounouz Biladi» n’arrive toujours pas à remplir les objectifs qui lui ont été assignés. Cinq mois à peine après son lancement, ce programme n’a pas réussi à susciter l’engouement des hôteliers. En effet, durant la haute saison, peu d’hôtels ont proposé des chambres selon cette formule fondée sur des prix avantageux aux touristes locaux. Avec le rush estival, les professionnels refusent de se lancer dans les promotions. Et dès qu’un Marocain veut réserver selon la grille Kounouz Biladi, on lui répond que tout est complet. De quoi décourager les touristes nationaux les plus récalcitrants!

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