En septembre 2005, Dominique de Villepin avait présidé ce séminaire aux côtés de M. Jettou et avait plaidé pour une «nouvelle dynamique des relations entre les deux pays», estimant que le développement humain constituait l'articulation nécessaire entre l'économique et le social, l'objectif étant de part et d'autre en France comme au Maroc de créer de la richesse et de l'emploi. La création du GIFM, Groupe d'impulsion France-Maroc, devait répondre à cette feuille de route. A l'heure où tout se profile pour une crise économique et financière mondiale majeure et où la pénurie alimentaire mondiale devient contagieuse, et où l'on assiste à de vastes restructurations des appareils productifs des pays en voie de développement, ces propos prennent une dimension particulière et appellent à la responsabilité des politiques pour une croissance non seulement économique mais sociale et pour des stratégies collectives dans certains secteurs.
Une intensité particulière, dans une plus grande proximité avec le projet de l'Union pour la Méditerranée et le projet de statut avancé du Maroc qui devrait en principe créer plus de liens entre les deux pays et entre l'Europe et le Royaume.
Aujourd'hui, comme hier, les relations entre ces deux derniers sont exemplaires et, comme le souligne M. Taeib Fassi, «marquées par une profondeur politique et économique» qui fait de la France le premier partenaire commercial, le premier client, le premier fournisseur et, avec près de 500 entreprises françaises et 65 000 salariés, le premier employeur étranger. Le secteur du transport qui sera à l'ordre du jour avec d'autres secteurs a fait l'objet à Paris, il y a deux jours, d'une réunion du comité de suivi mixte maroco-français chargé d'instruire et de veiller à la bonne exécution du protocole d'accord relatif au TGV entre Tanger et Casablanca, un projet qualifié par M. Ghellab comme étant hautement stratégique.
Mme Idrac, secrétaire d'Etat française chargée du Commerce extérieur, et le ministre marocain du Transport ont fait le point sur le lancement des études techniques, les contrats commerciaux et le financement défini dans le protocole d'accord.














