Trop tôt pour établir un bilan d’étape des mesures de soutien des secteurs en difficulté: textile, cuir et équipement automobile. Mais il semble que la machine commence à être mieux huilée. Les efforts de communication et de sensibilisation donnent leurs fruits.
De plus en plus de demandes parviennent aux services du commerce et d’industrie. Ainsi, depuis début mars, date de l’annonce du plan d’urgence, le comité chargé de ce chantier a reçu 190 dossiers portant notamment sur le volet social. Concernant l’aspect financier, la Caisse centrale de garantie (CCG) a reçu 42 demandes de garantie. Parmi elles, 30 sont agréées pour un encours global de 210 millions de DH. Les services de la CCG annoncent que 12 autres dossiers sont en cours de traitement et représentent un encours total de 45 millions de DH. Trente autres dossiers sont dans le pipe chez les banques, souligne-t-on du côté de la Caisse.
La répartition des entreprises par secteur indique que c’est le textile qui se taille la part du lion, avec 83% des encours. Il est suivi du cuir (10%) et la sous-traitance automobile (7%). En matière d’accompagnement commercial, les services de Ahmed Chami font état de 9 demandes présentées au département.
Rappelons que les mesures de soutien mises en place par le gouvernement en collaboration avec le secteur privé se déclinent en trois volets. Le premier, d’ordre social visant à préserver l’emploi, consiste en l’exonération des cotisations de la CNSS pour une durée de 6 mois, renouvelable une fois. Le deuxième est financier et tend à l’amélioration de la trésorerie des entreprises. Le troisième, d’ordre commercial, est relatif à l’accompagnement des exportateurs dans leurs programmes de promotion sur les marchés étrangers.
La répartition par volet des demandes déposées à ce jour laisse entrevoir une prédominance des dossiers concernant le volet social. Celui-ci est d’ailleurs, selon les affirmations de la cellule de suivi, le plus avancé.
Pour rappel aussi, le programme de soutien est destiné aux entreprises de droit marocain, répondant à deux conditions. Elles doivent avoir réalisé au moins 20% de leur chiffre d’affaires à l’export au cours de l’année 2008. De plus, elles ne doivent faire l’objet d’aucune procédure de redressement ou de liquidation judiciaire. Du côté de l’institution de garantie, l’on affirme que les délais de réponse sont rapides. En effet, un comité interne a été mis en place pour traiter les demandes dans un délai n’excédant pas 48 heures.
La convention signée entre le gouvernement, la CCG et le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) en faveur des secteurs du textile, du cuir et de l’automobile, se décline en deux mesures. La première, dite Damane exploitation, a trait à la mise en place d’un dispositif de garantie du financement des besoins en fonds de roulement (BFR) par l’intermédiaire de la CCG. La quotité de l’encours garanti s’élève à 65% pour les entreprises concernées, avec un plafond d’engagement de 9 millions de DH pour ce produit. La commission de garantie sera de 0,5% au lieu de 1% prévu dans le cadre de l’offre des produits de la CCG. La durée des crédits garantis par la CCG n’excède pas un an. Et leur taux d’intérêt s’élève à 7,7%.
La seconde mesure du plan de soutien consiste à accorder aux entreprises éligibles ayant contracté des crédits à long et moyen terme un moratoire d’une année pour reporter le remboursement des crédits en question.
Concernant la quotité de financement, elle est de 65% du montant en principal des échéances exigibles en 2009, avec un plafond de garantie de 2 millions de DH. Sur le plan pratique, les demandes de crédits doivent être déposées auprès des banques, qui les transmettent ensuite à la CCG.

















