MAROC ENTREPRISE

Portail des décideurs

  • Full Screen
  • Wide Screen
  • Narrow Screen
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size

Services Maroc Entreprise

Agroalimentaire au Maroc

Finances


Risques bancaires: «Encore des efforts»

E-mail Print PDF
Les risques peuvent mettre en péril l’équilibre financier de leur établissement si l’exposition est mal maîtrisée. En effet, le risque de taux correspond à des mouvements défavorables des taux d’intérêt. 
Mais comment se matérialisent-ils ? «Le risque de taux se répercute dans les comptes des banques à travers les marges d’intérêt», précise le rapport de Bank Al-Maghrib sur les banques. Ainsi, la valeur actuelle des actifs, passifs et opérations hors bilan (les fonds propres) est modifiée par l’impact sur l’évolution des taux sur les valeurs flux futurs attendus. 
 
Les banques peuvent être confrontées, à quatre sources de risque. En premier, le risque de révision de taux d’intérêt. Il est la conséquence des différences dans l’échéance concernant les taux fixes et le renouvellement des conditions des différentes positions de l’établissement pour les taux variables. «Ces décalages peuvent soumettre le revenu et la valeur économique d’une banque à des variations imprévues», est-il indiqué par BAM. Cela peut causer en cas d’augmentation des taux d’intérêt, à une baisse, à la fois du cash-flow futur et de sa valeur intrinsèque, de la banque. Autre source d’inquiétude pour les banquiers, le risque de déformation de la courbe des taux qui affecte leur revenu, voire la valeur économique de la banque, si les variations de la courbe sont non anticipées. Troisième risque auquel s’expose un établissement bancaire est le risque de base. Il résulte de la concordance imparfaite dans l’ajustement des taux perçus et versés sur des produits différents qui ont des caractéristiques de révision de taux analogues. Enfin le risque lié aux clauses optionnelles, qui englobe, entre autres les crédits incluant le remboursement anticipé. Pour parer à ces incertitudes, les banques utilisent la méthode des impasses qui consiste à déterminer des gaps en décomposant les encours et les flux d’intérêt des actifs et passifs en fonction des échéances et des taux. Le but est de procéder à des analyses de sensibilité pour simuler l’impact d’un mouvement de choc des taux. Toutefois, la banque centrale relève des imperfections dans leur application par les banquiers, notamment en raison de leur hétérogénéité, l’etendue limitée des historiques de données utilisées, l’absence de back-testing qui permettent de contrôler les résultats. Les banques se sont efforcées, en 2008, à la formalisation de la stratégie de gestion de risque, même si BAM préconise sa généralisation à tous les services. C’est ainsi qu’elle a davantage été intégrée dans le pilotage de la production commerciale. «Cela induira, à l’avenir, un impact en matière de tarification». 
You are here Banques Risques bancaires: «Encore des efforts»